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Historique/Patrimoine

Le nom de Biozat viendrait du celte « Bol » : Boule ou Borne ou du latin « Bellicum » et du suffixe gallo romain « at » de « acum » signifiant Domaine.

Préhistoire et Antiquité

Les hommes s’installent sur ce territoire, dès l’âge de bronze (-1800 à -700). Un léger relief situé au nord de la commune indique une présence gauloise, caractéristique d’un oppidum (lieu fortifié établi sur une hauteur).
Après la conquête romaine, la population se fixe à l’emplacement du bourg actuel. Une borne milliaire plantée sous le règne de César, indique la dix septième lieue à partir de Clermont (capitale des Arvernes).

carte voies romaines

Carte des voies romaines (Histoire de l’Auvergne - Pierre Charbonnier - Editions De Borée)

borne milliaire Borne milliaire en l’honneur de l’empereur Hadrien (120-121)

 Moyen-Age

Au cours du Xème siècle, trois châteaux à motte contrôlent l’espace. A la fin du XIème siècle le bourg dénommé BAIZAC, jouxte l’Auvergne et le Bourbonnais. Château à motte : le château constitue la base matérielle du pouvoir du seigneur. Il lui permet de tenir tête à un éventuel agresseur et d’autre part d’offrir à ses sujets un espace de refuge. Le château seigneurial du Xème siècle. se présentait sous la forme d’une tour en bois juchée sur une motte, élévation artificielle de 6 à 10 m de haut avec au sommet une superficie de quelques dizaines de km2. La motte est entourée de fossés. Une basse cour lui est adjointe, entourée elle aussi d’un fossé avec une palissade sur le talus formé par la terre extraite du fossé. Ce type de fortification est assez bien représenté dans notre région : à Biozat, on ne compte pas moins de 3 mottes. 

carte auvergne seigneuriale Carte de l’Auvergne seigneuriale au XIème Siècle (Histoire de l’Auvergne par Pierre Charbonnier – Editions de Borée p 170

 XIIème siècle

La construction de l’église romane permet un certain développement en périphérie. Rappels historiques et architecturaux :

- Chapiteaux XIIème siècle. caractéristiques de l’art roman de cette époque, consacrés à l’instruction des fidèles et ayant plusieurs symboles : immortalité (chapiteau corinthien décoré de feuilles d’acanthe), partage et communion eucharistique (chapiteau montrant deux griffons - lion ailé à tête d’aigle - buvant dans une coupe, chapiteau

condition humaine (chapiteau avec 2 porteurs de moutons) ou encore la luxure (hommes chevauchant un bouc).

 - Fonts baptismaux entre le XVe et le XVIème siècle  : Il s’agit d’un bloc en pierre de forme cubique ayant très certainement dû servir de socle pour recevoir une croix de peste.

 - Abside, montrant le Christ en majesté

abside

et Absidiole sud dédiée à la Vierge, dont les peintures sont datées du XVème siècle

absidiole sud

annonciationStatue de l’Annonciation au pupitre (début XVIIème siècle en bois polychrome 

 

 

stsymphorien

Saint-Symphorien quelque peu tombé dans l’oubli ?
Combien de Biozatois savent aujourd’hui que Saint-Symphorien est le saint patron de notre commune ?
Fêté par l’Eglise le 22 août, cet hommage ne connaît plus, bien entendu, les fastes du passé. Il se limite aux quelques fidèles de l’Eglise qui assistent à la célébration le dimanche (plutôt le samedi, aujourd’hui) de la fête patronale. Nous vous invitons à revenir sur l’histoire de ce martyr et sur le passé à Biozat. 

Statue de Saint-Symphorien XVIème siècle

Symphorien : du jeune chrétien… 
Symphorien dont le nom signifie « Celui qu’on porte avec soi » ou « Celui qui nous porte avec lui », c’est-à-dire quelqu’un dont la présence est bienfaisante, est né à Autun (Saône et Loire) de parents nobles, FAUSTUS et ANGUSTA, autour de l’an 160. Il reçoit une éducation chrétienne qui en fait un solide croyant. Sa grande intelligence lui permet de faire des études très sérieuses. En l’an 180, l’occupation romaine, par un édit de l’empereur Marc-Aurèle, fait annoncer publiquement que le christianisme est proscrit en Gaule, et que quiconque serait convaincu de ne pas adorer les dieux de l’empire (Apollon, Diane, Cybèle) paierait de sa tête une audace, regardée comme une rébellion et un sacrilège. Il ne s’agissait pas de vains mots puisque Symphorien va en être l’illustration ! Certains chrétiens sont en effet découverts et mis à mort. Symphorien les admire. Il a environ 20 ans. Au mois d’août 180, une fête est organisée en l’honneur de Cybèle, la mère des dieux et déesse de la fécondité, très vénérée à Autun. Symphorien refuse de se prosterner devant le char avec la statue de l’idole et se moque haut et fort de ce cortège de païens. Symphorien est aussitôt arrêté et traîné devant le tribunal du consulaire Héraclius. Il confesse sa foi chrétienne et refuse de se rétracter. Il est alors flagellé et mis en prison. Après le délai légal, considérablement affaibli, il est de nouveau conduit au juge. Second interrogatoire : ni promesses ni menaces n’ébranlent le jeune homme, qui est finalement condamné à mort. Sa mère, du haut des remparts, l’exhorte à rester fidèle jusqu’au bout. Symphorien est amené hors de la ville et décapité le 22 août de l’an 180, d’où la célébration de sa fête ce jour-là (même si la fête est supprimée dans le calendrier officiel de Rome depuis 1969…). 

…au Saint Martyr
Vers 450, l’évêque d’Autun fit ériger une basilique sur le lieu du martyre de St. Symphorien. Celui-ci devient alors l’objet d’un culte important qui, pendant l’époque des Mérovingiens, s’étendra à toute la France, avant de gagner la Belgique et l’Allemagne. Saint Symphorien était alors considéré comme un saint national, à l’instar de St. Denis et de St. Privat. Aujourd’hui, St. Symphorien est encore vénéré dans de nombreuses cathédrales, églises et monastères en France, surtout dans le diocèse d’Autun. On ne compte pas moins de 17 églises ou basiliques qui portent le nom de St. Symphorien, auxquelles s’ajoutent 27 communes de France, sans oublier le stade du Football Club de Metz ! Le martyre de St. Symphorien a été beaucoup représenté. On peut citer le célèbre peintre Ingres, qui peindra le Martyre de St-Symphorien pour la cathédrale d’Autun en 1834. Pas très loin de chez nous, dans le Puy de Dôme, le village de Neuville, qui a aussi son église St. Symphorien, possède un retable représentant le martyre de St. Symphorien. Notre propre église possède également une statue de St-Symphorien (malheureusement à l’abri des regards… et des voleurs) qui a été exposé au musée de Moulins en 2009. 

Saint-Symphorien : celui qui soigne les yeux
L’Histoire raconte, qu’avant de décapiter St-Symphorien, on lui aurait fait dévorer le visage par des insectes et des scorpions. Ainsi, pour être délivré d’un insecte entré dans l’oeil, il serait bon d’invoquer St Symphorien. D’autres variantes existent, notamment à Biozat. Les personnes souffrant des yeux se rendaient à l’Eglise et demandaient au prêtre que leur soient présentées les reliques du saint. Une personne, souffrant de la maille, (tache ou petite peau qui apparaissait sur la prunelle des yeux (définition dictionnaire universel) - sans doute notre cataracte d’aujourd’hui ?- qui gênait évidemment la vue, aurait été guérie par St. Symphorien (témoignage d’une Biozatoise). Cette guérison serait intervenue au cours du siècle dernier. Les reliques de St. Symphorien sont aujourd’hui au Musée de Gannat.

Et les rhumatismes ?
Dans le département de Charente Maritime, la commune de La Gripperie-Saint-Symphorien possède une fontaine des miracles à proximité de l’Eglise St-Symphorien, réputée guérir les rhumatismes. A partir du XVIème siècle et jusqu’en 1914, de très nombreuses personnes y venaient en pèlerinage des communes alentour et même de Rochefort et de Marennes. Au soir du 22 août, fête du saint patron, les eaux bouillonnaient, dit-on et, autour d’elles, se pressaient les malades et les paralytiques. 


procession

 Procession de Saint-Symphorien – août 1946 – à Biozat, avec l’Abbé Perrin
Les jeunes hommes (souvent les conscrits) se faisaient un honneur de porter Saint- Symphorien en procession jusqu’à la Croix Mocat. Les premiers raisins rouges étaient déposés sur ses épaules pour l’honorer. Et enfin, dans un tout autre registre, un dicton du calendrier lunaire déclare : « Belettes blanches de la St-Symphorien, Annoncent que l’hiver est en chemin ». Donc, le 22 août, n’oubliez-pas d’avoir l’oeil !!! 

Et enfin, pour terminer, une photo de notre église telle qu’elle est aujourd’hui. eglise site



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